Plan d'immigration 2026-2028 du Canada : réduction des résidents temporaires de 43 %
Ottawa freine considérablement le volet temporaire du système d'immigration. Selon le plan fédéral 2026-2028, la cible de nouvelles arrivées de résidents temporaires, c'est-à-dire les travailleurs et les étudiants combinés, chute de 673 650 en 2025 à 385 000 en 2026. Il s'agit d'une réduction de 43 % en une seule année, et cela donne le ton pour tout le reste du plan.
Les chiffres proviennent directement du plan des niveaux fédéral publié sur canada.ca, dans les renseignements supplémentaires pour 2026-2028. Après la réinitialisation de 2026, la cible demeure à peu près stable : 370 000 nouvelles arrivées temporaires en 2027 et en 2028. Il ne s'agit donc pas d'une baisse d'un an suivie d'un rebond. Cela ressemble davantage à un nouveau niveau de référence que le gouvernement entend maintenir.
À quoi ressemble réellement la réduction temporaire
Si l'on décompose le chiffre de 2026, on obtient deux volets. Les étudiants internationaux sont plafonnés à 155 000 nouvelles arrivées, diminuant légèrement à 150 000 en 2027 et encore en 2028. Les travailleurs temporaires obtiennent 230 000 en 2026, puis 220 000 pour chacune des deux années suivantes.
La compression la plus forte touche le volet des travailleurs étrangers temporaires. Au sein de la catégorie des travailleurs, le Programme des travailleurs étrangers temporaires subit la baisse proportionnelle la plus marquée, chutant d'environ 17 % entre 2026 et 2027. Les employeurs qui se sont appuyés sur le programme pour combler des postes à bas salaire et saisonniers devraient prévoir moins d'approbations et un examen plus rigoureux. Si vous pesez vos options ici, notre guide explicatif sur les voies de permis de travail détaille quels volets sont soumis au plafond et lesquels ne le sont pas.
Les étudiants ne sont pas épargnés non plus. Un plafond fixé à 155 000 nouvelles arrivées est bien loin des volumes que les collèges et universités canadiens ont connus à leur sommet. Toute personne qui planifie une demande de permis d'études pour 2026 ou après est en concurrence pour un bassin de places plus restreint, et les lettres d'attestation provinciales demeurent une partie du contrôle d'accès.
La cible de 5 % qui guide la politique
Il y a un seul chiffre derrière tout cela. Le gouvernement veut que la population temporaire du Canada, en proportion de la population totale, tombe sous les 5 % d'ici la fin de 2027. Ce chiffre avait grimpé bien au-dessus de la norme historique pendant les années post-pandémie, et le plan des niveaux est le levier qu'Ottawa utilise pour le ramener à la baisse.
Passer sous les 5 % ne consiste pas seulement à ralentir les nouvelles arrivées. Cela dépend aussi du départ des personnes lorsque leurs permis expirent ou de leur transition vers un statut permanent. C'est en partie pourquoi le plan associe des réductions temporaires importantes à un flux permanent plus stable. Les calculs ne fonctionnent que si l'afflux diminue pendant que la cohorte temporaire existante se résorbe progressivement.
Pour les personnes déjà au Canada avec un statut temporaire, le message pratique est d'agir tôt. Les prolongations de permis, les permis de travail de transition et les demandes de résidence permanente deviennent tous plus compétitifs lorsque le système global se contracte. Attendre jusqu'au dernier mois avant l'expiration d'un permis est plus risqué dans cet environnement qu'il ne l'était il y a deux ans.
La résidence permanente maintenue stable à 380 000
Alors que le volet temporaire se contracte, la résidence permanente est maintenue stable. Les admissions sont fixées à 380 000 par année pour 2026, 2027 et 2028. Aucune augmentation annuelle, aucune nouvelle réduction, juste une ligne maintenue pendant trois années consécutives.