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Qu'est-ce qu'un LMIA ? Guide simple pour les travailleurs et les employeurs en 2026

Une Évaluation de l'impact sur le marché du travail — LMIA — est un document que Développement social et emploi Canada délivre lorsqu'un employeur canadien convainc le gouvernement que l'embauche d'un travailleur étranger ne nuira pas aux chercheurs d'emploi canadiens. Le travailleur étranger utilise ensuite ce LMIA positif pour demander un permis de travail lié à cet employeur et à ce poste. C'est le document clé pour la plupart des travailleurs étrangers temporaires parrainés par un employeur, et en 2026, il se trouve au centre d'un débat politique sur la suppression des salaires, les pénuries de main-d'œuvre et le moratoire de septembre 2024 qui a gelé la plupart des demandes de bas salaires.

Ce que signifie l'acronyme et ce que l'évaluation prouve réellement

LMIA signifie Évaluation de l'impact sur le marché du travail. La partie évaluation est littérale : Service Canada (l'organe de première ligne d'ESDC) examine la demande de l'employeur et décide si l'embauche de ce travailleur étranger spécifique aura un impact neutre ou positif sur le marché du travail canadien. Un LMIA positif signifie que l'employeur a convaincu le gouvernement sur quatre points : qu'il a correctement annoncé le poste, qu'aucun Canadien ou résident permanent qualifié n'a postulé, que le salaire respecte la médiane provinciale ou territoriale pour l'occupation, et que les conditions de travail sont standards. Un LMIA négatif signifie que l'employeur a échoué à un ou plusieurs de ces tests et que la demande est refusée.

Le travailleur ne voit jamais l'évaluation complète. L'employeur reçoit une lettre de décision de plusieurs pages. Le travailleur reçoit un document de confirmation de LMIA d'une page avec un numéro de dossier, et ce numéro est inclus dans la demande de permis de travail. Sans cela, l'IRCC ne délivrera pas de permis de travail fermé pour ce poste.

L'employeur dépose, pas le travailleur

L'employeur dépose la demande de LMIA et paie les frais de traitement de 1 000 CAD par poste (pas par travailleur — si l'employeur souhaite embaucher trois soudeurs sous la même annonce, cela représente un seul frais de 1 000 CAD). Le travailleur est nommé dans la demande, mais la charge légale incombe à l'employeur : prouver l'effort de recrutement, justifier le salaire, démontrer la conformité aux normes du travail provinciales, et dans certaines provinces, s'engager à ne pas licencier des Canadiens pour faire de la place pour l'embauche étrangère.

Une fois que Service Canada délivre un LMIA positif, il est valide pendant six mois. Le travailleur a cette période pour demander le permis de travail à l'IRCC. Si le LMIA expire avant que le permis de travail ne soit délivré, l'employeur doit faire une nouvelle demande et payer à nouveau les frais. Le permis de travail lui-même — une fois délivré — est généralement valide pour la durée du travail indiquée dans le LMIA (un ou deux ans dans la plupart des cas), mais il est lié à cet employeur. Si le travailleur souhaite changer d'employeur, le nouvel employeur doit déposer un nouveau LMIA, sauf si le nouvel emploi relève d'une catégorie exemptée de LMIA.

Flux de haut salaire et de bas salaire en 2026

En 2026, le système LMIA se divise en deux flux basés sur le salaire. Les postes à haut salaire paient au moins la médiane horaire provinciale ou territoriale pour l'occupation (la médiane est publiée par Statistique Canada et varie selon le code CNP et la région). Les postes à bas salaire paient en dessous de ce seuil.

La distinction est importante. Les LMIA à haut salaire font face à un contrôle moins strict : l'employeur doit toujours annoncer et recruter, mais Service Canada suppose qu'un salaire plus élevé indique une véritable pénurie de compétences. Les LMIA à bas salaire — historiquement utilisés massivement dans les services alimentaires, l'hôtellerie, l'agriculture et l'entreposage — font face à des plafonds. À partir de septembre 2024, l'ESDC a cessé de traiter la plupart des nouvelles demandes de LMIA à bas salaire et a plafonné la part de travailleurs étrangers temporaires à bas salaire qu'un employeur unique peut embaucher à 10 % de la main-d'œuvre (contre 20 % dans certaines régions). Le plafond et le gel de traitement ont été prolongés jusqu'en 2025 et restent en vigueur jusqu'au début de 2026, avec des exceptions limitées pour les soins de santé, la construction dans certaines provinces et l'agriculture sous des flux séparés.

Les employeurs dans les secteurs touchés par le gel — restaurants, vente au détail, fabrication légère — ont soit pivoté vers des rôles à haut salaire (augmentant les salaires au-dessus de la médiane pour se qualifier), soit abandonné la voie du LMIA. Les travailleurs qui comptaient sur ces parrainages à bas salaire se sont retrouvés à chercher des voies exemptées de LMIA à la place.

Permis de travail exemptés de LMIA — quand vous sautez complètement l'évaluation

Tous les permis de travail ne nécessitent pas de LMIA. Le Programme de mobilité internationale (PMI) couvre des dizaines de catégories d'exemption où le gouvernement a décidé qu'un test préalable du marché du travail n'était pas nécessaire. Les principales en 2026 :

Professionnels CUSMA/CETA : commerçants, investisseurs, transferts intra-entreprises, et certains professionnels des États-Unis, du Mexique et de l'Union européenne entrent sous des accords commerciaux qui pré-approuvent des catégories.

Transferts intra-entreprises : employés de multinationales transférés à une succursale canadienne dans un rôle de gestion, d'exécutif ou de connaissance spécialisée.

Permis de travail post-diplôme (PGWP) : les diplômés d'institutions d'apprentissage désignées canadiennes éligibles obtiennent un permis de travail ouvert ou spécifique à un employeur (selon le domaine d'études) sans aucun LMIA.

Expérience internationale Canada (IEC) : des accords de mobilité pour les jeunes permettent aux 18 à 35 ans de plus de 40 pays de travailler au Canada sous les flux de vacances de travail, de jeunes professionnels ou de coopératives — sans LMIA requise.

Permis de travail ouverts pour les conjoints : les conjoints de certains résidents temporaires — travailleurs qualifiés dans des rôles TEER 0 ou 1, ou étudiants dans des programmes de diplômés éligibles — peuvent obtenir des permis de travail ouverts. Après janvier 2025, la plupart des permis pour conjoints liés à des travailleurs de niveau inférieur ou à des étudiants de premier cycle ont été supprimés.

Permis de travail ouverts de transition (BOWP) : les demandeurs ayant des demandes de résidence permanente en cours (Entrée express, PNP, parrainage de conjoint) dont les permis de travail actuels expirent peuvent obtenir un permis de transition pendant qu'ils attendent.

Avantage significatif et intérêt canadien : exemptions générales pour les universitaires, chercheurs, artistes, athlètes et rôles de niche où l'embauche est jugée bénéfique pour le Canada dans son ensemble.

Si vous détenez déjà l'un de ces permis, vous n'avez pas à toucher au système LMIA. L'employeur ne fait pas de demande, ne paie pas les frais, n'attend pas l'approbation de Service Canada.

Comment un LMIA s'intègre dans l'Entrée express et les nominations provinciales

Un LMIA positif n'est pas seulement une porte d'entrée pour un permis de travail — il vaut également 50 ou 200 points dans le Système de classement global (CRS) dans le cadre de l'Entrée express si le poste est TEER 0, 1, 2 ou 3 et répond à d'autres conditions. Une offre d'emploi soutenue par un LMIA à TEER 0 ou 1 (gestionnaires, professionnels) rapporte 200 points ; TEER 2 ou 3 (techniques, métiers qualifiés) rapporte 50 points. Ce coup de pouce peut faire passer un candidat des mid-400 à la plage d'invitation, surtout lors des tirages généraux où les seuils tournent autour de 500.

Plusieurs Programmes de nomination provinciale exigent également ou favorisent fortement les offres d'emploi soutenues par un LMIA. Les flux d'offres d'emploi d'employeur de l'Ontario, les catégories de travailleurs existants de la Saskatchewan et certains chemins d'immigration atlantique demandent une preuve que l'employeur a effectué un test du marché du travail. Un LMIA positif satisfait cette preuve. Les travailleurs exemptés de LMIA — même ceux ayant des permis de travail valides sous le PMI — ne reçoivent pas automatiquement ces points CRS ni ne répondent aux critères d'offre d'emploi PNP, sauf si le programme le permet explicitement (certains le font ; consultez le guide technique de la province).

La classification CNP et TEER détermine l'éligibilité. Les emplois TEER 4 et 5 ne sont pas éligibles pour des points d'Entrée express même avec un LMIA, et la plupart des PNP les excluent des flux de nomination.

Pièges courants et que se passe-t-il lorsque le LMIA est refusé

Les refus de LMIA se regroupent autour de quelques problèmes récurrents. L'employeur annonce le poste pendant trois semaines au lieu des quatre requises, ou liste un salaire légèrement en dessous de la médiane et Service Canada refuse sur cette marge étroite. Le rapport de recrutement n'explique pas pourquoi les candidats canadiens ont été rejetés — des notes vagues "non qualifiés" renvoient la demande. Les tâches de travail dans l'annonce ne correspondent pas à la description CNP que l'employeur a sélectionnée, déclenchant un décalage de classification. Ou l'employeur se trouve dans une région et un secteur touchés par le gel de traitement des bas salaires de septembre 2024 et la demande est renvoyée non traitée avec le remboursement des frais.

Lorsqu'un LMIA est refusé, l'employeur peut faire une nouvelle demande — en corrigeant ce que Service Canada a signalé — mais il n'y a pas d'appel formel. Le travailleur, quant à lui, est coincé. Si le permis de travail était conditionné à ce LMIA et que le LMIA échoue, le travailleur doit trouver un autre employeur prêt à déposer une nouvelle demande, pivoter vers une voie exemptée de LMIA (permis de conjoint, nomination PNP, IEC s'il est éligible par âge), ou quitter le Canada si son statut est sur le point d'expirer. La lettre de confirmation de LMIA n'est pas transférable ; elle nomme un employeur spécifique, un titre de poste, un lieu de travail et un salaire. Un employeur différent doit repartir de zéro.

Un autre piège : les employeurs promettent parfois de "récupérer un LMIA" après l'arrivée du travailleur avec un enregistrement de visiteur ou un permis d'études. C'est un pari. Les enregistrements de visiteur ne permettent pas de travailler, les permis d'études permettent un travail limité hors campus ou en coopérative, et aucun ne garantit que le LMIA sera obtenu. Si ce n'est pas le cas, le travailleur n'a pas de voie légale pour commencer le travail.

Pour les procédures de demande actuelles et les barèmes de frais, consultez la page des travailleurs étrangers de Développement social et emploi Canada et l'aperçu des permis de travail de l'IRCC. Ce guide est un contenu de référence indépendant.

Une petite partie de cet article — le soutien à la recherche, la vérification croisée des faits et la révision linguistique — a été assistée par des outils d'IA. Les décisions éditoriales, la vérification des sources et l'approbation finale restent du ressort de notre équipe.

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